Produire une partie de son électricité, consommer ce qu'on produit et revendre le reste : la méthode pour choisir la bonne puissance et vérifier la rentabilité avant de signer.
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En autoconsommation avec revente du surplus, vous utilisez directement l'électricité de vos panneaux et le reste est racheté par EDF OA dans le cadre d'un contrat de 20 ans. Une installation de 3 kWc coûte en ordre de grandeur 7 000 à 10 000 euros posée et produit 3 000 à 4 200 kWh par an selon la région. Plus vous consommez votre production, plus elle est rentable.
| Puissance installée | Production annuelle et prix posé (ordres de grandeur) |
|---|---|
| 3 kWc (7 à 8 panneaux, environ 15 m²) | 3 000 à 4 200 kWh/an · 7 000 à 10 000 € |
| 6 kWc (14 à 16 panneaux, environ 30 m²) | 6 000 à 8 400 kWh/an · 12 000 à 16 000 € |
| 9 kWc (21 à 24 panneaux, environ 45 m²) | 9 000 à 12 600 kWh/an · 16 000 à 22 000 € |
Production calculée sur 1 000 à 1 400 kWh par kWc et par an, du nord au sud, pour un toit bien orienté et sans ombre. Prix avant prime à l'autoconsommation, panneaux d'environ 400 Wc.
Les panneaux produisent un courant continu, qu'un onduleur (central, ou un micro-onduleur derrière chaque panneau) transforme en courant alternatif, identique à celui du réseau. Ce courant rejoint votre tableau électrique et alimente en priorité les appareils qui fonctionnent à ce moment-là.
Quand la production dépasse votre consommation, le surplus part sur le réseau public. Le compteur Linky compte séparément l'électricité que vous soutirez et celle que vous injectez. Le soir et la nuit, vous achetez votre électricité comme avant.
Trois montages existent : l'autoconsommation avec revente du surplus, la plus courante chez les particuliers ; l'autoconsommation totale, sans contrat de revente, où le surplus est simplement perdu ; la vente totale, où toute la production est vendue. Ce guide traite du premier, qui ouvre droit à la prime et au contrat de rachat.
Le bon réflexe n'est pas de remplir le toit, mais de partir de votre consommation, et surtout de votre consommation en journée. Votre espace client Linky donne votre consommation heure par heure : regardez ce que la maison consomme entre 10 h et 17 h, en été comme en hiver.
Pour l'emprise, comptez environ 5 m² de toit par kWc avec des panneaux courants d'environ 400 Wc. Surdimensionner coûte cher : chaque kWc supplémentaire produit surtout du surplus, payé au tarif de rachat, bien moins que le prix du kWh acheté.
Un même kWc produit environ 1 000 kWh par an dans le nord de la France, autour de 1 100 à 1 250 kWh dans le centre et l'ouest, jusqu'à 1 400 kWh dans le sud. Trois facteurs locaux font ensuite varier ce chiffre :
Pour vérifier l'estimation d'un installateur, le simulateur public PVGIS de la Commission européenne calcule gratuitement la production attendue à votre adresse, selon l'orientation et l'inclinaison du toit.
Le gain annuel se calcule en deux lignes :
Exemple : 3 kWc dans le centre de la France produisent environ 3 600 kWh par an. Si vous en consommez 70 %, soit 2 520 kWh, à 0,20 euro le kWh, vous économisez environ 500 euros par an ; le surplus de 1 080 kWh rapporte quelques dizaines d'euros. Si vous n'en consommez que 40 %, l'économie tombe autour de 290 euros. C'est le taux d'autoconsommation, bien plus que la taille de l'installation, qui fait la rentabilité.
Le calcul complet du retour sur investissement, avec ses hypothèses, est sur notre page prix d'une installation photovoltaïque.
Ces aides demandent un installateur RGE QualiPV et un raccordement au réseau par Enedis. Le photovoltaïque n'est en revanche pas financé par MaPrimeRénov' : une offre qui vous l'annonce n'est pas sérieuse.
Vérifiez la qualification RGE QualiPV dans l'annuaire officiel de France Rénov'. Et refusez tout rendez-vous obtenu par téléphone : le démarchage téléphonique est interdit pour ces travaux depuis 2020, et les arnaques au photovoltaïque restent courantes. Signaux d'alerte : une installation présentée comme « autofinancée », une rentabilité promise dès la première année, un crédit à signer le jour même.